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  • Transfusion en obstétrique : actualisation des connaissances et pratiques

    Anne Sauvage   Isabelle Roger   Maryse Puntous  

    Constat La transfusion est un acte peu fréquent en obstétrique mais souvent réalisé dans un contexte d’urgence. En cas de besoin transfusionnel en secteur d’hospitalisation de la maternité de notre établissement, les patientes étaient transférées régulièrement en unité de surveillance continue uniquement pour y être transfusées, les sages-femmes se sentant démunies face à cet acte. Souhaitant changer ces organisations insatisfaisantes pour les patientes, la sage-femme coordonnateur en maïeutique du pôle a sollicitée l’USTH afin de mettre en place une formation visant à actualiser les connaissances et pratiques transfusionnelles. Méthode Un questionnaire d’autoévaluation de type CAP (connaissances, attitudes, pratiques) a été adressé à chacune des sages-femmes inscrites à ce programme. Des ateliers de formation de deux heures ont été ensuite proposés par petit groupe de 12. Une partie théorique reprenait les différentes étapes du processus transfusionnel en insistant sur les éléments clés de la sécurisation. Cette présentation permettait également de répondre aux questions de l’autoévaluation initiale. Les spécificités en obstétrique ont été soulignées pour rester au plus proches des problématiques des sages-femmes. La technique du contrôle ultime de compatibilité a été détaillée suivi d’une réalisation pratique individuelle. Résultats À distance de ces ateliers, un questionnaire de satisfaction ainsi qu’un nouveau questionnaire d’auto-évaluation ont été envoyés afin de mesurer l’impact de la formation. À l’issue de l’exploitation du second questionnaire, chaque sage-femme recevra une attestation de participation avec l’évolution de ses scores de bonnes réponses aux différents questionnaires. L’impact de cette formation sur les organisations transfusionnelles sera suivi au travers d’indicateurs (taux de destruction des produits sanguins, taux de traçabilité, évolution de la conformité des prélèvements immuno-hématologiques et suivi des lieux de transfusion).
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  • Redonner du sens aux deux déterminations de groupe sanguin

    Marie-Chantal Dubois   Virginie Moisset   Anne Sauvage   Evelyne Signac   Maryse Puntous   Vanessa Augis   Sophie Pujol   Isabelle Roger  

    Dans le cadre d’un diplôme universitaire de recherche en sciences infirmières, le respect de la réglementation sur les prélèvements des deux déterminations par les infirmiers a été exploré. Au niveau national, cette thématique a été soulevée par un groupe d’hémovigilants (GHCOH : Groupe hémovigilant et correspondant en hémovigilance) qui suspecte un contournement volontaire de la réglementation par les soignants. Dans un premier temps, une recherche bibliographique a été réalisée. De quand date cette loi ? Qu’en est-il des deux déterminations ? Est-ce que des accidents d’incompatibilité ABO liés au prélèvement du groupe ont été déclarés ? Comment se déroule la transfusion à l’étranger ? Pour compléter cette recherche, une enquête exploratoire sur le CHU de Bordeaux a mis en évidence 60 % de prélèvements non conformes. Au cours de cette enquête, il a été visible que de nombreux acteurs de soins connaissent ces pratiques (cadres de santé, médecins…). Face à cet état des lieux, il est indispensable de revoir les conditions de prélèvement des deux déterminations. Il est d’autant plus urgent de travailler sur cette thématique sachant que dans chaque établissement afin de réduire les coûts des examens immuno-hématologiques, les soignants sont incités à récupérer les antériorités, d’où la nécessité de sécuriser ces deux premiers résultats. L’objectif de la recherche paramédicale sur ce sujet est de connaître les freins individuels, organisationnels et institutionnels qui conduisent les infirmiers à contourner cette loi. Ainsi il sera possible d’identifier des leviers qui permettront de sécuriser la transfusion en revoyant nos organisations. Si cette étude est élargie sur d’autres établissements de santé et qu’il est mis en évidence des obstacles communs, il pourra peut-être même être envisagé de questionner l’interprétation actuelle de la loi.
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  • Incompatibilité entre transfusions et médicaments : où en est-on aujourd’hui ?

    Maryse Puntous   Pierre Lauroua   Sophie Pujol   Isabelle Roger   Fabien Xuereb   Marie Miremont   Stéphane Bouchet  

    La circulaire du 15/12/2003 relative à la réalisation de l’acte transfusionnel recommande de réserver une voie veineuse à la transfusion des produits sanguins labiles. Une enquête multicentrique de pratiques sur la transfusion et la perfusion simultanée de médicaments a montré des attitudes variables avec une utilisation majoritaire d’une voie « dédiée », incluant l’arrêt des perfusions de médicaments en cours. Utiliser une voie dédiée en hématologie et réanimation, où les patients sont polytransfusés et polymédicamentés peut être contraignant. En l’absence de données scientifiques actuelles, nous avons élaboré un modèle in vitro pour évaluer l’interaction entre les hématies transfusées et une sélection de 12 médicaments parmi les plus utilisés en continu en hématologie (série 1) et réanimation (série 2). Matériel et méthode Une seringue électrique pour chaque médicament des 2 séries, plus une pour un soluté de réhydratation et une poche de CGR à débit contrôlé par pompe sont connectées sur une rampe, suivie d’une tubulure de perfusion, avec à l’extrémité le recueil des échantillons. Les paramètres étudiés étaient le taux d’hémolyse et l’agglutination des hématies. Le plan expérimental factoriel complet utilisé a permis de tester toutes les combinaisons des mélanges médicamenteux. Résultats Aucun effet délétère n’a été observé lorsque le CGR est mélangé avec du polyonique G5 ou passé sur pompe. Les médicaments étudiés seuls ou associés n’ont pas d’incidence sur l’hémolyse des hématies transfusées ni sur leur agglutination spontanée. La question mérite d’être posée : peut-on arrêter de recommander une voie veineuse dédiée à la transfusion en toutes circonstances ?
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  • La visite de risque : une démarche qualité au « cœur » de l’unité

    Marie-Chantal Dubois   Anne Sauvage   Evelyne Signac   Virginie Moisset   Vanessa Augis   Isabelle Roger   Sophie Pujol   Maryse Puntous  

    Dans le cadre de la démarche qualité des soins, suite à une première visite de risque (VDR) en réanimation médicale, une seconde a été réalisée sur trois secteurs d’oncologie (secteur stérile, conventionnel et hôpital de jour). Dans chaque service, un médecin hémovigilant, le cadre de santé et une infirmière de la coordination ont réalisé des observations sur des temps différents (entre 4 h du matin et 23 h). Un retour personnalisé a été présenté à chaque équipe. Il ciblait les étapes prioritaires du processus transfusionnel en mettant en avant les contrôles opérants et ceux perfectibles. Lors de ces présentations des actions d’améliorations ont été proposées par les équipes, validées par l’unité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance (USTH). Un rapport complet a été rédigé pour chaque unité contenant l’ensemble des observations et des entretiens avec les professionnels. Dans ce compte rendu, un tableau récapitulatif des actions à mettre en place et un calendrier pour programmer leurs réévaluations a été présenté. Ce rapport a été validé par le cadre de santé, le chef de service et l’USTH. Ensemble ces 3 partenaires ont mis en place des modalités de réévaluation. Suite à cette démarche qualité, il a été mis en évidence sur un secteur des difficultés organisationnelles fortement liées aux contraintes induites par les locaux. Ce résultat permet aussi d’alerter l’institution sur cette problématique. La VDR est un outil de démarche qualité très précis et porteur, il faut néanmoins s’assurer de l’adhésion complète des secteurs de soins. L’USTH et l’équipe de la coordination des vigilances affinent ses supports et sa méthodologie pour mener cette évaluation au mieux.
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  • Est-ce que la réalisation des RAI post-transfusionnelles est toujours pertinente ?

    Catherine Le Niger   Laurence Augey   Agnès Bazin   Elisabeth Berger   Véronique Betbeze   Véronique Bourcier   Anne Damais-Cepitelli   Gérald Daurat   Edith de Meyer   Soizic Ducroz   Hervé Gouezec   Christine Huchet   Bernard Lassale   Silvana Leo-Kodeli   Victoire Lovi   Maryse Puntous   Sophie Pujol   Pascale Renom   Claire Rieux  

    Introduction La décision du 6 novembre 2006 définissant les principes de bonnes pratiques recommande que les recherches d’anticorps irréguliers (RAI) post-transfusionnelles (PT) soient réalisées entre un et trois mois après la transfusion. Au CHRU de Brest, c’est l’unité d’hémovigilance (Hv) qui a en charge l’envoi des ordonnances dans ce délai et la centralisation des résultats. Nous avons souhaité évaluer si la réalisation de cet examen en PT restait toujours pertinente. Méthodologie Une analyse prospective a été réalisée pour 2015. Nous avons évalué le taux de réalisation de la RAI PT, le taux de RAI PT positives et les fiches d’effet indésirable receveurs (FEIR) avec la catégorie diagnostique : allo-immunisation. Résultats En 2015, 2162 ordonnances ont été adressées aux 3554 patients transfusés. Au total, 1318 RAI PT ont été réalisées, soit un taux de retour de 61 %. Parmi elles, la RAI était positive dans 12 cas (0,9 %) dans un délai moyen de 56 jours. Quarante-cinq EIR allo-immunisation ont été déclarés : 12 allo-immunisations découvertes dans le cadre du bilan PT et 33 dans le cadre d’un bilan pré-transfusionnel (parmi ces 33 cas, 11 RAI PT effectuées étaient négatives). Une enquête a été réalisée auprès des 18 établissements de santé publics faisant partie du GHCOH afin de décrire l’état des lieux des pratiques dans ces établissements. Douze questionnaires ont été analysés. Un ES n’a pas mis en place ces recommandations. Dix ES font une RAI PT en remettant une ordonnance à la sortie du patient avec un taux de retour entre 0,14 et 16 %. Pour 1 ES, l’envoi est réalisé par l’unité d’Hv avec un taux de retour de 68,3 % ; 1566 RAI PT ont été réalisées et parmi elles, la RAI était positive dans 24 cas (1,53). Conclusion Ces résultats montrent l’avantage d’une gestion centralisée par l’unité d’Hv. Cependant, malgré une centralisation, le taux de RAI PT positives découvertes par le bilan PT reste très faible (0,9 et 1,53 %) et pose la question de la pertinence de réalisation de cet examen.
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  • Déterminations de groupes sanguins au CHU de Bordeaux : et maintenant que fait-on ?

    Sophie Pujol   Isabelle Roger   Marie Dubois   Evelyne Signac   Anne Sauvage   Maryse Puntous   Vanessa Augis   Celine Descamps  

    L’enquête socio-cognitive multicentrique menée en 2016 sur la réalisation des deux déterminations de groupe sanguin (H. Gouezec, TCB 09/2017) a permis de documenter des défauts de pratiques (seulement 22 % des soignants déclarent réaliser deux prélèvements distincts) et d’analyser les fondements des comportements « déviants ». Ces résultats ont déclenché une réflexion de la part du comité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance de notre établissement. Il est apparu qu’une évolution des pratiques vers la conformité des prélèvements est indissociable d’une amélioration de la pertinence des prescriptions de groupe sanguin. Plusieurs actions sont en cours : – impulser au sein des équipes soignantes une réflexion pour une prise de conscience collective des freins à l’observance des bonnes pratiques et des risques associés. Ainsi, une première expérience portée par une IDE de chirurgie, référente en hémovigilance, a permis de modifier positivement les pratiques et les organisations dans son service ; – supprimer la prescription du « groupage sanguin », au profit d’une première détermination de groupe puis d’une seconde, marquant la nécessité de deux prélèvements distincts ; – faciliter l’accès informatique aux antériorités de résultats de déterminations de groupe ; – non-réalisation par l’EFS de certaines déterminations redondantes ; – protocolisation des indications de prescription des examens immuno-hématologiques en pré-interventionnels (recommandations SFAR 2012) pour éviter des prélèvements inutiles ; – développement d’une requête informatique permettant à chaque service de suivre son nombre de déterminations de groupe, la redondance d’examens et le taux de patients prélevés et transfusés. Ces indicateurs évalueront l’efficacité des actions citées. Ainsi, en plus de présenter un intérêt économique, ce travail sur la pertinence des prescriptions des déterminations de groupe devrait favoriser le respect des bonnes pratiques.
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  • Le transport des produits sanguins labiles (PSL) : étape incontournable de la sécurisation transfusionnelle !

    Marie Dubois   Maryse Puntous   Sophie Pujol  

    En 2017, des dysfonctionnements concernant les transports des PSL intrasite ont été constatés sur : les délais, une erreur d’identité à la délivrance non détectée par le coursier, et des problématiques récurrentes sur les quantités de produit à transporter, dont un transport a entraîné une transfusion inappropriée chez une jeune fille de 17 ans. Face à cela, il semblait nécessaire de renouveler la formation aux coursiers et aux brancardiers. La réglementation, les produits, leurs indications et les conditions de transport sont présentés sous forme de diaporama. Il est aussi abordé l’utilisation d’un bon de remise mis en place en 2009 dans notre établissement, ainsi que les vérifications à faire lors de la récupération du colis. Après cette présentation, des cas concrets sont proposés aux professionnels pour qu’ils puissent repérer les zones de contrôle sur les supports. Individuellement, sur une fiche réponse, ils doivent cocher s’ils acceptent ou non le colis. En cas de refus, ils doivent le justifier. Des anomalies ont été glissées sur l’identité et le nombre de produit à transporter. Au cours de la formation, un bilan des délais de transport de 2017 est aussi présenté ainsi que l’organisation prévue en cas de plan blanc. Douze coursiers et 52 brancardiers qui assurent le transport de 14 000 PSL sur le site de Haut Lévèque ont suivi ces ateliers qui ont été le lieu de nombreux échanges. Les coursiers sont souvent confrontés à des remarques des soignants voire des techniciens de l’EFS. Cette formation leur a permis de trouver des réponses à leur questionnement. Les professionnels ont apprécié les dossiers fictifs qui permettent de simuler un réel transport de produit sanguin labile. Une attestation de formation sur le transport des produits sanguins labiles leur a ensuite été remise nominativement. Afin de mesurer l’impact de cette formation, un suivi des dysfonctionnements concernant les transports est poursuivi.
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  • Complétude du dossier transfusionnel en pré-interventionnel : évaluation des pratiques professionnelles (EPP)

    Dominique Ballion   Evelyne Signac   Sophie Pujol   Isabelle Roger   Virginie Moisset   Maryse Puntous   Vanessa Augis   Marie-Chantal Dubois   Anne Sauvage  

    Contexte Un dossier transfusionnel incomplet au bloc opératoire peut générer un retard de prise en charge transfusionnelle, notamment en contexte d’urgence. L’analyse des dysfonctionnements transfusionnels en 2015 au CHU de Bordeaux montre que parmi les anomalies concernant la gestion du dossier transfusionnel, 58 % sont en lien avec un défaut de complétude (documents absents ou avec une identité patient discordante). Un constat d’écart de pratique avait été observé par l’équipe d’infirmiers anesthésistes (IADE) prenant en charge des patients de spécialités chirurgicales (chirurgie plastique, maxillo-faciale et ORL). Méthode et outils Une EPP a été réalisée sous forme d’audit de dossiers. Un outil de recueil (grille) a été élaboré reprenant les éléments du référentiel de constitution du dossier transfusionnel. L’objectif était d’améliorer la présence et la complétude de ce dossier en pré-interventionnel. Résultats Un audit de 28 dossiers de patients pris en charge pour une chirurgie potentiellement hémorragique a été effectué par l’équipe d’IADE sur un mois. On retrouve 10 dossiers transfusionnels présents sur 28, soit 36 %. Pour les résultats de groupes sanguins, les documents sont présents dans 19 cas sur 28, soit 68 %. Les résultats de RAI sont présents dans 15 cas sur 28 soit 54 %. Ces résultats d’examens immuno-hématologiques ont été rangés dans le dossier anesthésie. Aucune discordance d’identité patient n’a été relevée. Actions Une présentation des résultats a été réalisée aux équipes d’encadrement des blocs et des secteurs de soins concernés en pré-interventionnel pour la préparation du dossier. Des formations aux IDE référents en hémovigilance sur la complétude du dossier transfusionnel ont été réalisées au niveau de chaque secteur du pôle (chirurgie et consultations pré anesthésie). Une réévaluation est prévue fin 2016 avec un nouvel audit de dossiers transfusionnels en pré-interventionnel.
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  • Évaluation de la réalisation des prélèvements pour groupage sanguin : audit multicentrique une semaine

    Anne Damais-Cepitelli   Elisabeth Berger   Véronique Betbeze   Véronique Bourcier   Gérald Daurat   Edith de Meyer   Hervé Gouezec   Bernard Lassale   Catherine Le Niger   Silvana Leo-Kodeli   Victoire Lovi   Maryse Puntous   Sophie Pujol   Pascale Renom   Claire Rieux   pour le   GHCOH (Groupe des hémobiologistes et correspondants d’hémovigilance)  

    Objectif Évaluer les pratiques de réalisation des prélèvements lors d’une demande de deux déterminations de groupe sanguin. Méthode Durant une semaine, toutes les demandes de groupes sanguins parvenues à l’EFS ont été enregistrées. Seules les demandes concernant deux déterminations le même jour et dans le même service ont été analysées : date et heure de prélèvement, nombre de préleveurs, recherche dans les dossiers médicaux d’un acte transfusionnel au cours du séjour du patient et, quand cela était possible, interrogatoire des préleveurs. Résultats Quatorze ES ont participé. Au total, 7942 demandes ont été enregistrées, pour 5132 patients prélevés, 2032 patients (40 %) ont été inclus dans l’étude. Parmi eux, 1621 (80 %) ont eu deux déterminations dans un délai inférieur ou égal à 30 min (médiane = 15 min), dont 30 % dans des services d’urgences. L’interrogatoire des préleveurs a été effectué dans six centres, pour 409 doubles déterminations. Dans 29 % des cas, il y a bien eu deux préleveurs et deux actes de prélèvement, mais dans 52 % des cas, les deux déterminations ont été effectuées par une seule personne et sur un seul prélèvement. Les réponses à l’interrogatoire sont parfois discordantes avec les informations notées sur les demandes. La recherche dans les dossiers montre que 22 % des patients (13 à 43 % selon l’ES) ont été transfusés au cours du séjour, et seulement 17 % dans les 24 h suivant les prélèvements. Discussion Les pratiques de prélèvement des deux déterminations ne garantissent pas la sécurité transfusionnelle. Le faible pourcentage de patients transfusés dans les suites de ces prélèvements laisse penser que dans la plupart des cas les deux déterminations auraient pu être dissociées. La suite du travail portera sur trois axes : réflexion sur les organisations dans les établissements, réalisation d’une enquête sociocognitive multicentrique sur les raisons du non-respect des bonnes pratiques et réalisation d’un deuxième audit à distance.
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  • Sécurité transfusionnelle et identitovigilance : formation sur les règles de validité des examens pré-transfusionnels

    Evelyne Signac   Sophie Pujol   Maryse Puntous   Celine Descamps  

    Un dossier transfusionnel (DT) incomplet ou présentant des discordances sur les traits d’identité des patients est source de retard de prise en charge pour tout acte à risque hémorragique. Constat Des discordances d’identité sont fréquemment observées, soit lors de la préparation du dossier, soit lors de l’arrivée du patient au bloc. L’objectif de la formation est d’améliorer la préparation du dossier transfusionnel en pré-interventionnel et d’éviter les dysfonctionnements lors de la commande de PSL. Méthode Une action de formation collective d’une heure a été réalisée par groupe de 15 IDE sur tous les secteurs des pôles chirurgie et spécialités chirurgicales ; la partie théorique de la formation présente l’ensemble des documents qui doivent être présents et leurs critères de validité ; ces critères ont fait l’objet d’une instruction rédigée en collaboration avec l’EFS. Des exemples de discordance entre l’identité « CHU » et celle portée sur les résultats d’immuno-hematologie (IH) sont présentés aux participants ainsi que la conduite à tenir. Si le patient ne possède pas d’examens valides, un rappel est effectué sur les bonnes pratiques de prélèvement des 2 déterminations de groupe sanguin. En application de cet apport théorique, un atelier est organisé en fin de session avec un jeu de 7 dossiers comportant des résultats IH fictifs valides ou non valides. Résultats La vérification des DT dans les secteurs pré interventionnels est systématiquement réalisée mais des difficultés existent quant au repérage de discordances et la conduite à tenir le cas échéant. Cette formation aide les professionnels dans cette démarche et les sensibilise aux risques. L’évaluation des participants est très positive et les échanges très riches. L’impact sera mesuré par le suivi du nombre et de la nature des signalements. Lorsqu’une anomalie sur les résultats IH est signalée par les IDEs, un courrier de sensibilisation est adressé au laboratoire concerné par un médecin hémovigilant.
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  • Comment améliorer la pertinence de prescription des déterminations de groupes sanguins au sein d’un service d’urgence ?

    Anne Sauvage   Isabelle Roger   Maryse Puntous  

    L’amélioration de la pertinence des prescriptions de groupes sanguins et de la conformité de leur prélèvement a été retenue comme axe de travail par l’USTH du CHU de Bordeaux. Un des deux services d’urgences adultes de notre CHU a inscrit cette action dans ses objectifs qualité et sécurité des soins. Plusieurs actions sont en cours sous l’impulsion du responsable du service, du médecin Hémovigilant de site et de l’infirmière de la coordination des vigilances : 1/une information des urgentistes sur la nécessité de prescrire de manière dissociée les deux déterminations de groupe sanguin, marquant ainsi la nécessité de deux prélèvements distincts et de réserver la deuxième détermination uniquement au contexte transfusionnel avéré ; 2/une sensibilisation des infirmiers(ères) du service sur ces mêmes objectifs et un accompagnement régulier afin de changer les pratiques de prélèvement sanguin ; 3/rassurer ces mêmes professionnels sur les différentes modalités de délivrance en cas de besoin de produits sanguins en urgence vitale ; 4/une amélioration de l’accès à l’historique des antériorités de groupe sanguin dans le serveur de résultats des examens de laboratoire ; 5/une rétro-information régulière auprès des professionnels par le suivi de données comme le nombre de déterminations de groupe sanguin réalisées, le nombre de patients transfusés, le suivi des dysfonctionnements transfusionnels. Un travail est en cours afin de définir et d’automatiser des indicateurs spécifiques comme le taux de patients transfusés parmi les patients ayant bénéficié d’au moins une détermination de groupe sanguin.
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  • <em>Focus</em> sur les transfusions inappropriées au CHU de Bordeaux en 2015 : bilan et leçons à tirer

    Sophie Pujol   Evelyne Signac   Maryse Puntous   Vanessa Augis   Isabelle Roger   Virginie Moisset   Marie-chantal Dubois   Anne Sauvage  

    En 2015, l’unité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance (USTH) du CHU de Bordeaux a recensé et analysé 12 transfusions inappropriées : 6 transfusions de produits périmés, 4 transfusions destinées à un autre patient, une transfusion ne répondant pas aux qualifications prescrites et une transfusion par excès sur un résultat d’Hb erroné (Hémocue © ). En 2013 et 2014, la prévalence était moindre, avec respectivement 5 et 8 transfusions inappropriées. La recrudescence de ces évènements, couplée à la note de l’ANSM du 22 mai 2015 relative à 3 cas de transfusions ABO incompatibles, a conduit l’USTH à dresser un bilan des analyses de ces dysfonctionnements. Les défaillances sont principalement : des erreurs dans la gestion de l’identité patient (4), des défaillances des procédures de contrôle pré-tranfusionnels (5), des prescriptions inadaptées [non fractionnées (4) ou sur un résultat d’Hémocue erroné (1) et des anomalies lors de la délivrance (4)]. Les causes profondes sont principalement la perte de la notion de risque (soin quotidien) et des défauts d’organisation et de communication, associées à divers facteurs favorisants : interruptions/partages de tâches, défauts d’ergonomie, homonymie, surcharge de travail, transfert de patient… L’urgence clinique n’a été un facteur favorisant que dans 2 cas. Les leçons à tirer sont : – la nécessité de rappeler les fondamentaux et l’importance des vérifications ultimes en pointant les risques du processus transfusionnel (multiples intervenants, facteurs humains…) ; – la vérification des concordances d’identité est une vulnérabilité majeure du processus ; – la délivrance fractionnée est à privilégier autant que possible ; – le respect des bonnes pratiques d’utilisation de l’Hémocue © conditionne sa place dans la décision transfusionnelle. Ce bilan a fait l’objet d’une sensibilisation des IDE référents en hémovigilance et a été présenté lors de la XX e Journée régionale de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance.
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  • Évaluation des pratiques et des connaissances sur l’information aux patients avant et après administration de PSL et de MDS

    Mathilde Bergeret   Agnès Barsali   Céleste Lahaye   Véronique Cahoreau   Sophie Pujol   Maryse Puntous   Jean Sarlangue  

    L’administration des produits sanguins labiles (PSL) et des médicaments dérivés du sang (MDS) impose une information écrite et orale, préalable à leur administration, auprès des patients (ou des représentants légaux pour les mineurs), puis une information post-transfusionnelle pour les PSL. L’objectif de cette étude est d’évaluer les connaissances et les pratiques des médecins du pôle pédiatrique du CHU de Bordeaux concernant cette information. Méthode Courant février et mars 2017, les médecins (internes, PH, CCA) ont été sollicités directement dans leurs services pour répondre à un questionnaire préétabli, sous format de mini-entretiens individuels. Résultat Parmi les 49 professionnels interrogés, 100 % déclarent savoir que l’information est obligatoire pour les PSL (90 % pour les MDS), mais elle n’est réalisée que dans 76 % des cas (59 % pour les MDS). Lorsque l’information est réalisée, 21 % seulement la réalisent sous forme écrite et orale pour les PSL (79 % pour les MDS) et 29 % seulement la tracent dans le dossier du patient. La plaquette d’information du CHU «   Ce que vous devez savoir sur les produits sanguins   » est connue de 63 % des interrogés, mais 32 % seulement déclarent la remettre au patient. Conclusion L’information réalisée par les professionnels de santé est rarement complète et conforme aux exigences actuelles, dans certains cas par défaut de connaissance des professionnels. Des actions de formation et de sensibilisation sont donc à mener pour améliorer cette étape essentielle du processus transfusionnel et de l’administration des MDS.
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  • Transfusion et médicaments : modèle in vitro d’étude de l’interaction entre les hématies transfusées et une sélection de médicaments

    Maryse Puntous   Pierre Lauroua   Sophie Pujol   Isabelle Roger   Fabien Xuereb   Marie Miremont   Stéphane Bouchet   Marie Colombat   Michel Jeanne  

    La circulaire du 15/12/2003 relative à la réalisation de l’acte transfusionnel recommande de réserver une voie veineuse à la transfusion des produits sanguins labiles. En 2013, une enquête multicentrique de pratiques sur la transfusion et la perfusion simultanée de médicaments montrait des attitudes variables suivant les services : 74 % des réponses indiquaient l’utilisation d’une voie « dédiée » (soit un cathéter dédié au sein d’une voie veineuse multiple, soit une voie veineuse périphérique temporaire, soit une interruption des médications en cours). L’utilisation d’une voie dédiée est une contrainte dans de nombreuses situations, en particulier dans les services d’hématologie et de réanimation, où les patients sont polytransfusés et polymédicamentés. En l’absence de données scientifiques actuelles, nous proposons un modèle in vitro pour évaluer l’interaction entre les hématies transfusées et une sélection de médicaments parmi les plus utilisés et perfusés en continu en hématologie (vancomycine, tazocilline, ciclosporine, céftazidime, néfopam, KCl) et en réanimation (midazolam, vancomycine, morphine, insuline, héparine, nicardipine). Matériel et méthode Sept seringues électriques (une pour chaque médicament de la série hématologie ou réanimation, plus une pour un soluté de réhydratation) et une poche de CGR à débit contrôlé par pompe sont connectés sur une voie multiple, suivie d’une tubulure pour le recueil des échantillons. Les paramètres étudiés sont le taux d’hémolyse, l’agglutination des hématies et le dosage des médicaments. Le plan expérimental factoriel complet utilisé permet de tester toutes les combinaisons associatives des mélanges médicamenteux. Résultats L’étape préliminaire de validation du montage montre qu’aucun effet délétère n’est observé lorsque le CGR est passé sur pompe ni lorsqu’il est mélangé avec du polyonique G5. La stabilité du montage est en cours d’évaluation. Les tests avec les médicaments seront réalisés dans un second temps.
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  • Réactions allergiques post-transfusionnelles : apports d’une réunion de concertation pluridisciplinaire dans le diagnostic, la prise en charge et le suivi des patients

    Vanessa Augis   Sophie Pujol   Maryse Puntous   Isabelle Roger   Geneviève Hou   Nadia Khaldi   Christelle Pellerin   Maryline Bordes   Anne Sarrat   Mamy Ralazamahaleo  

    Introduction Depuis 3 ans, l’unité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance du CHU de Bordeaux organise des réunions trimestrielles pluridisciplinaires de revue de dossiers de patients ayant présenté des effets indésirables receveur (EIR) de type réaction allergique de grade ≥ 2 (Classification de Ring et Mesmer). Lorsque les signes clinicobiologiques sont non spécifiques, le diagnostic différentiel peut être difficile à établir, il nécessite une analyse pluridisciplinaire en vue d’émettre des consignes transfusionnelles pertinentes. Les dossiers sont sélectionnés et présentés par les hémovigilantes du CHU responsables des déclarations ANSM de ces EIR. Les participants sont des hémovigilants de l’EFS et du CHU, des biologistes du laboratoire d’immunologie, un médecin responsable de la délivrance de l’EFS assurant le lien avec les réunions « conseil transfusionnel » de l’EFS ainsi que deux anesthésistes (avec valences pédiatriques et adultes) spécialisés en allergologie. Après discussion, le dossier médical informatisé du patient est incrémenté, au sein d’un formulaire dédié, du diagnostic retenu (modification du grade, confirmation ou infirmation du caractère allergique des manifestations s’appuyant sur les résultats d’immunologie, tests complémentaires) ainsi que des consignes transfusionnelles en particulier prémédications et protocoles transfusionnels (déplasmatisation). Si nécessaire, les patients sont convoqués en consultation d’allergo-anesthésie de manière à, examiner leurs antécédents, effectuer des tests in vivo et mettre en place un traitement de fond le cas échéant. En 3 années, 35 dossiers ont été revus et, 7 consultations avec les allergo-anesthésistes ont été effectuées. Conclusion Ces réunions permettent d’affiner certains diagnostics d’EIR, d’optimiser les protocoles transfusionnels, d’y ajouter des consignes précises de prémédication et ainsi d’améliorer les prises en charges actuelles et futures des patients.
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  • Expérience de réattribution assistée de PSL (hors dépôt relais) par l’EFS-NVAQ (sites de Bordeaux et Haut-Lévèque), au CHU de Bordeaux

    Maryse Puntous   Laure Levoir   Sophie Pujol   Mathilde Béguet-Yachine   Isabelle Roger   Vanessa Augis  

    Pour ne pas détruire des PSL conformes, et respecter chaque don en toute sécurité, l’unité de sécurité transfusionnelle et d’hémovigilance du CHU de Bordeaux et l’EFS-NVAQ sites de Bordeaux et Haut-Lévèque ont rédigé une instruction permettant de réattribuer ces PSL à un autre patient du CHU. Cela concerne les PSL délivrés par l’EFS au CHU, lorsqu’ils ne sont pas transfusés au patient pour lequel ils ont été délivrés, après réception dans le service (pas de reprise possible par l’EFS). Cette situation doit être exceptionnelle (décès du patient, évolution clinique…) et ne doit pas pallier un défaut d’organisation du service de soins. Elle se fait aux jours et heures ouvrables : dès l’annulation de la transfusion, le service contacte le médecin hémovigilant (HVG) du CHU pour l’informer et savoir si la réattribution est possible en fonction des conditions de transport et de conservation. L’HVG du CHU prévient l’EFS de cette demande, et le service faxe à l’EFS la fiche de délivrance et la photocopie du PSL. Si l’EFS reçoit, pour un autre patient, une prescription compatible (selon les règles de compatibilité, les données IH, les protocoles transfusionnels connus à l’EFS), l’HVG contacte le service pour obtenir son accord, en tenant compte du délai décompté sur les 6 heures après réception. L’EFS faxe alors au 1 er service un « Document de ré-attribution de PSL » qui confirme l’accord pour le 2 e patient. Le PSL est alors acheminé dans le 2 e service par un coursier, accompagné du document de réattribution (un exemplaire est conservé dans les dossiers des 2 patients). Cette procédure mise en place fin 2014 a permis d’éviter de façon sécurisée la destruction de 74 PSL (dont des CGR O RH : −1), avec une croissance régulière, (27 en 2017) mais raisonnable compte tenu du nombre de PSL transfusés au CHU (50 016 en 2017). En outre, cette procédure nous permet de suivre de près ces situations et d’avoir une action pédagogique sur les moyens d’éviter ces situations.
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